Visites de préreprise et de reprise : un décret fait évoluer les pratiques
Un nouveau décret relatif aux modalités des visites de préreprise et de reprise a été publié au Journal officiel du 14 juin 2026. Applicable aux arrêts de travail délivrés à compter du 15 juin 2026, ce texte introduit plusieurs évolutions pour les employeurs, les salariés et les services de prévention et de santé au travail interentreprises (SPSTI).
Une meilleure information de l’employeur dès la préreprise
Première évolution notable : l’information de l’employeur est renforcée lors de l’organisation d’une visite de préreprise. Désormais, l’employeur est informé systématiquement de la tenue de cette visite, y compris en l’absence de recommandations formulées par le médecin du travail, sauf opposition expresse du salarié.
Cette mesure vise à favoriser l’anticipation du retour à l’emploi et à améliorer la coordination entre les différents acteurs (salarié, employeur, SPSTI). Elle permet notamment à l’employeur de mieux préparer les conditions de reprise lorsque le salarié est encore en arrêt de travail.
Une articulation simplifiée entre préreprise et reprise
Le décret introduit également une évolution importante dans l’articulation entre les visites de préreprise et de reprise. Il prévoit en effet que la visite de reprise n’est plus systématiquement obligatoire lorsqu’une visite de préreprise a été réalisée récemment, sous certaines conditions.
La dispense de visite de reprise est possible si :
une visite de préreprise a eu lieu dans les 30 jours précédant la reprise effective ;
le médecin du travail a conclu à l’absence de nécessité d’aménagement du poste ou du temps de travail.
Toutefois, une visite de reprise peut toujours être organisée à la demande du salarié, de l’employeur ou du médecin du travail.